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Mise à jour :
16 mars 2026 Anglais

Rafiki Hyacinthe Nsengiyumva, ministre des Transports et de l'Énergie de l'ex-gouvernement rwandais : « À l'extérieur, nous nous organiserons. Ce n'est que partie remise »

Fiche Numéro 36043

Numéro
36043
Auteur
Lefait, Philippe
Auteur
Boussié, Laurent
Date
15 juillet 1994
Amj
19940715
Heure
24:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 24 heures
Titre
Rafiki Hyacinthe Nsengiyumva, ministre des Transports et de l'Énergie de l'ex-gouvernement rwandais : « À l'extérieur, nous nous organiserons. Ce n'est que partie remise »
Soustitre
La France déclare qu'elle ne tolérera aucune activité politique ou militaire dans la zone humanitaire qu'elle contrôle.
Taille
22078 octets
Nb. pages
2
Source
Fonds d'archives
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Résumé
- L'exode massif de réfugiés hutu se poursuit dans l'Est du Zaïre. Ils sont désormais plus de 250 000.
- À l'ONU à New York, le Front patriotique annonce pour la semaine prochaine la formation d'un gouvernement d'union nationale à base élargie et un cessez-le-feu unilatéral.
- La France, devant la présence constatée de membres du gouvernement intérimaire en fuite dans la zone humanitaire qu'elle contrôle, déclare qu'elle ne tolérera aucune activité politique ou militaire dans cette région.
- Ils sont des dizaines de milliers sur des dizaines de kilomètres. Un peuple en marche qui fuit son pays poussé autant par l'avancée du FPR que par la propagande de l'ex-gouvernement rwandais qui leur a demandé de quitter leur village.
- Après les civils, estimés aujourd'hui à plus de 500 000, ce sont maintenant les militaires de l'armée rwandaise qui cherchent à trouver refuge au Zaïre. Une armée en déroute avec ses éclopés, ses hommes valides et ses officiers sans ordres et sans armes.
- À la frontière, les militaires zaïrois font une chasse implacable à tout ce qui est armement, grenade, machette et autre engin de mort. Alors, tout autour du poste, s'amoncellent des fusils, des kalachnikovs, des coupe-coupe, des pistolets.
- Un peu plus loin, en territoire rwandais, dans les derniers kilomètres carrés tenus par l'ancien gouvernement, les miliciens paradent toujours dans les rues. Mais ici l'exode est encore plus massif et on peut même rencontrer d'anciens ministres qui parlent déjà de reconquête. Rafiki Hyacinthe Nsengiyumva, ministre des Transports et de l'Énergie de l'ex-gouvernement rwandais : "Quand le FPR va entrer dans Gisenyi, on ne va pas risquer notre vie parce que nous savons que nous sommes la proie préférée du FPR. Nous irons à l'extérieur, nous nous organiserons. Ce n'est que partie remise".
- Mais pour l'instant, c'est encore la débâcle dans le camp de l'ex-gouvernement rwandais. Une débâcle qui se traduit par l'exode de population le plus important de cette fin de siècle.