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Mise à jour :
4 août 2022 Anglais

L'Église sort traumatisée de cette guerre. La population ne respecte plus les prêtres et ce qui est sacré. On a trop tué dans les églises et les cathédrales

Fiche Numéro 3536

Numéro
3536
Auteur
Poivre d'Arvor, Patrick
Auteur
Allémonière, Patricia
Auteur
Cosset, David
Date
13 juillet 1994
Amj
19940713
Heure
20:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 20 heures [3:20]
Titre
L'Église sort traumatisée de cette guerre. La population ne respecte plus les prêtres et ce qui est sacré. On a trop tué dans les églises et les cathédrales
Soustitre
Le ministre de la Défense François Léotard a confirmé le début du retrait des troupes françaises à la fin du mois, à commencer par 300 soldats.
Nom fichier
Taille
11909947 octets
Source
TF1
Fonds d'archives
INA
Type
Journal télévisé
Langue
FR
Résumé
- Le ministre de la Défense François Léotard a confirmé le début du retrait des troupes françaises à la fin du mois, à commencer par 300 soldats.
- À Kigali, les Rwandais tentent de réapprendre à vivre. Parmi eux des religieux, durement frappés par la guerre. Petit à petit certains quittent les couvents où ils s'étaient réfugiés.
- L'école des Bernardines semble abandonnée. Et pourtant, à l'intérieur, depuis trois mois survivent sans sortir 18 sœurs. La mort hante Joséphine. Elle n'arrive pas à oublier une nuit du mois d'avril. Ce jour-là, elle n'a pas pu protéger les familles qui avaient trouvé refuge sous son toit. L'armée est entrée et a emmené tous les hommes.
- Aujourd'hui, Joséphine Mukamunana ose sortir à l'extérieur pour la première fois. Elle part à la recherche de trois de ses sœurs dont elle est sans nouvelles. À des dizaines de kilomètres de Kigali, sur la grand-rue de Rwamagana une surprise l'attend : elles sont en vie ainsi que deux autres Pères. Ce qu'ils ont vécu, ce qu'ils ont vu les a ébranlés. Ils sont mal à l'aise, comme s'ils avaient quelque chose à se reprocher, comme s'ils étaient responsables du malheur qui les entoure.
- L'Église sort traumatisée de cette guerre. Les séminaires sont vides, les jeunes sont partis ou ont été massacrés. La population ne respecte plus les prêtres et ce qui est sacré. On a trop tué dans les églises et les cathédrales. Quant aux nouveaux maîtres des lieux, les soldats du FPR, ils sont méfiants : ils n'oublient pas que l'archevêque de Kigali était un proche de l'ancien régime.