Page d'accueil
France Génocide Tutsi France Génocide Tutsi
Mise à jour :
4 août 2022 Anglais

Des forces du FPR ont violé la zone de sécurité et ont commencé à attaquer la population civile à Birambo

Fiche Numéro 3529

Numéro
3529
Auteur
Pernaut, Jean-Pierre
Auteur
Nakad, Nahida
Auteur
Allémonière, Patricia
Auteur
Cosset, David
Date
8 juillet 1994
Amj
19940708
Heure
13:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 13 heures [3:13]
Titre
Des forces du FPR ont violé la zone de sécurité et ont commencé à attaquer la population civile à Birambo
Soustitre
Il ne reste plus que quelques éléments français pour protéger la population terrorisée.
Nom fichier
Taille
9708351 octets
Source
TF1
Fonds d'archives
INA
Type
Journal télévisé
Langue
FR
Résumé
- Premier incident sérieux ce matin au Rwanda : à Birambo, des forces du Front patriotique ont violé la zone de sécurité censée être protégée par l'armée française dans le Sud-Ouest du pays.
- À Birambo, les soldats du FPR ont bien franchi la zone de sécurité. Ils y ont passé la nuit, et ce matin, ont commencé à attaquer la population civile. Selon des témoins, le FPR a battu des paysans à mort. Quant aux forces gouvernementales rwandaises, elles ont fui très rapidement cette région, tout comme les gendarmes rwandais. Il ne reste donc plus que les quelques éléments français pour protéger la population civile terrorisée.
- Des milliers de gens ont fui la ville et la région à pied, sans rien emporter avec eux. Jusqu'à présent, l'armée française n'a pas riposté mais est sur le qui-vive. C'est l'incident le plus grave depuis le déclenchement de l'opération Turquoise.
- Ce matin, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé parlait aussi de la situation catastrophique des réfugiés. Selon lui, il faudrait 500 tonnes de vivres par jour.
- À Kigali, la ville est depuis trois jours aux mains des forces du Front patriotique rwandais. Les hommes du FPR ont pris position à tous les carrefours. Après la conquête militaire de la capitale, les rebelles veulent séduire la population et montrer qu'ils sont capables de gouverner. Après le maquis et quatre ans de combat, ils retrouvent des parents et amis.
- Leur priorité aujourd'hui : regrouper tous les habitants dans des lieux qu'ils peuvent contrôler. Ils veulent éviter les dérapages. Les civils se plient volontiers aux nouvelles règles. À Saint-André, ils sont plusieurs milliers, Tutsi comme Hutu, à vivre côte à côte. Les familles peuvent sortir de temps en temps pour aller dans leurs maisons chercher de la nourriture et quelques habits.
- La partie ne va pas être facile : la nourriture manque, l'eau est polluée et les maladies prolifèrent. Des infirmiers ont organisé un dispensaire. Ils distribuent les rares médicaments qu'ils ont en leur possession.
- Avec la fin des combats, l'ONU a pu reprendre ses distributions de nourriture. Les Casques bleus, peu nombreux, font de leur mieux mais ils manquent de moyens. Les camions sont à moitié pleins.
- Quatre camps de regroupement ont été installés dans Kigali. Personne ne peut dire combien de temps cette situation va durer. L'heure est à l'improvisation. Le FPR veut démontrer qu'il peut, lui aussi, assurer la sécurité des civils.