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Mise à jour :
4 août 2022 Anglais

Pour l'instant, les militaires français ont évité tout contact avec les miliciens, les Tutsi du FPR. Mais plus on s'enfonce à l'intérieur du pays, plus on risque de les rencontrer

Fiche Numéro 3509

Numéro
3509
Auteur
Pernaut, Jean-Pierre
Auteur
Nakad, Nahida
Auteur
Renouil, Sébastien
Auteur
Jentile, Catherine
Auteur
Froissart, Thierry
Auteur
Faucon, Régis
Auteur
Berrou, Loïck
Date
27 juin 1994
Amj
19940627
Heure
13:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 13 heures [5:57]
Titre
Pour l'instant, les militaires français ont évité tout contact avec les miliciens, les Tutsi du FPR. Mais plus on s'enfonce à l'intérieur du pays, plus on risque de les rencontrer
Soustitre
Il y a une tension certaine avec les extrémistes sur le terrain qui voient d'un mauvais œil l'intervention de la France.
Nom fichier
Taille
18008057 octets
Source
TF1
Fonds d'archives
INA
Type
Journal télévisé
Langue
FR
Résumé
- Au Rwanda l'opération Turquoise continue. Pendant toute la journée d'hier [26 juin], les avions militaires n'ont pas cessé leurs rotations sur l'aéroport de Goma, qui constitue le poste de commandement de l'opération Turquoise. L'armée française prévoit une rotation de 20 avions par jour qui transporteront 500 tonnes de matériel. Il y a actuellement 1 200 soldats français sur la frontière du Rwanda. L'effectif prévu est de 2 500 hommes. Le dispositif sera au grand complet dans un délai maximum d'une semaine.
- Hier [26 juin] le commandant de l'opération a rappelé que sa mission est d'arrêter les massacres en attendant la force des Nations unies qui devrait être au Rwanda dans deux mois au plus tard. Jean-Claude Lafourcade : "Le calme revient dans les régions où nous effectuons nos reconnaissances. Si le calme revient au complet entre les différentes parties, à ce moment-là nous n'aurons plus besoin d'un dispositif important".
- Pour l'instant l'armée française avance avec beaucoup de précautions. Il y a une tension certaine avec les extrémistes sur le terrain qui voient d'un mauvais œil l'intervention de la France. Tant que le dispositif militaire n'est pas au complet, l'armée évitera donc les zones contrôlées par le FPR.
- Dans le Sud du pays, l'opération a démarré vendredi [24 juin] entre Bukavu et le fameux camp de réfugiés de Cyangugu. 300 hommes d'un détachement interarmées, principalement des parachutistes et des commandos, ont transité ici. Les Français protègent notamment le plus grand camp de réfugiés tutsi de la région, celui de Nyarushishi. Près de 8 000 personnes s'y entassent. Elles ont accueilli les paras avec réticences : des rumeurs circulaient selon lesquelles les Français étaient venus pour les massacrer. Aujourd'hui la confiance semble établie.
- Pour l'instant les Français n'ont toujours pas rencontré les hommes du FPR, farouchement hostiles à l'intervention française. Régis Faucon : "On a évité tout contact avec les miliciens, les Tutsi du FPR. Mais clairement, plus on s'enfonce à l'intérieur du pays, plus on risque de les rencontrer".
- Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères estime que "les premiers objectifs sont atteints mais la priorité est maintenant de faire en sorte que les troupes des Nations unies viennent sur le terrain le plus vite possible".
- Il y a aussi toujours des combats très violents à Kigali. Les mortiers du FPR manquent de précision et l'hôpital de la Croix-Rouge situé au pied de la colline a pris son lot d'obus. La Croix-Rouge avait négocié une trêve de 30 minutes, le FPR ne la respecte pas. Les responsables de la Croix-Rouge et de Médecins sans frontières n'ont plus de place pour enterrer les morts.